Guide · 28 août 2026
Refaire son site internet, ou seulement le réparer ?
La plupart des pages sur ce sujet existent pour vous vendre une refonte. Celle-ci commence par l’inverse : dans une bonne partie des cas que nous voyons, le site n’a pas besoin d’être refait. Il a besoin d’être réparé, ce qui coûte quatre fois moins cher.
Les cinq vérifications à faire avant de décider
Faites-les vous-même, ça prend un quart d’heure et vous n’avez besoin de personne.
- Ouvrez votre site sur votre téléphone, en 4G, pas en wifi. Comptez les secondes avant de voir votre première photo. Au delà de trois, la moitié des visiteurs sont déjà partis.
- Tapez le nom de votre entreprise dans Google. Lisez la ligne grise sous votre titre. Si elle est vide, coupée, ou si elle ne dit ni votre métier ni votre région, le problème est là et il se corrige sans rien refaire.
- Essayez d’appeler depuis votre site avec le pouce. Si le numéro n’est pas cliquable, ou s’il faut faire défiler pour le trouver, vous perdez des appels tous les jours.
- Regardez le nom de vos images. Clic droit, propriétés. Si ça commence par WhatsApp, IMG ou une date, elles n’ont jamais été préparées et elles ralentissent tout.
- Vérifiez à qui appartient votre nom de domaine. S’il est au nom de votre ancien prestataire, réglez ça avant toute autre chose. C’est le seul point de cette liste qui peut vous immobiliser complètement.
Réparer suffit dans ces cas
Si votre site s’affiche correctement sur un téléphone et que sa structure tient debout, refaire est du gaspillage. Ce qui manque est presque toujours la même chose : des titres qui disent le métier et la région, une description sous votre nom dans Google, des images allégées, une fiche d’établissement remplie. C’est une journée de travail, pas un projet.
C’est exactement ce que couvre notre remise en état à 690 francs, et nous le disons même quand ça nous fait vendre moins. Voir ce qu’elle comprend.
Refaire devient justifié dans ces cas
- Le site ne s’affiche pas correctement sur un téléphone, et le corriger reviendrait à tout reconstruire.
- Il tourne sur un outil abandonné, sans mises à jour de sécurité depuis des années.
- Vous avez changé de métier, de nom ou de positionnement, et le site raconte une autre entreprise.
- Personne n’a la main dessus : ni les accès, ni le prestataire, ni la moindre documentation.
- Il a été construit pour être joli et pas pour amener des demandes, et ça se voit dans chaque page.
Le piège qui coûte le plus cher dans une refonte
Ce n’est ni le design ni le prix, c’est les adresses de vos pages. Si votre ancienne page « nos prestations » disparaît sans qu’on indique à Google où elle est partie, tout ce qu’il avait retenu d’elle est perdu. Des entreprises ont vu leur visibilité s’effondrer après une refonte réussie sur tous les autres plans.
La question à poser, textuellement, avant de signer : que prévoyez-vous pour les anciennes adresses de mes pages ? Une réponse claire mentionne des redirections. Si la question surprend votre interlocuteur, c’est votre réponse.
Ce que nous constatons sur le terrain
Fin août 2026, nous avons vérifié un par un les sites de vingt-huit entreprises artisanales vaudoises. Une seule avait un site auquel nous n’avons rien trouvé à reprocher. Parmi les autres, la grande majorité n’avait pas besoin d’une refonte : elles avaient besoin qu’on répare des choses que personne ne leur avait jamais signalées. Le relevé complet est publié ici.
Questions sur la refonte d’un site
Combien coûte une refonte de site internet ?
En Suisse romande, une refonte complète coûte à peu près le prix d’un site neuf, entre 1 200 et 5 000 francs selon le nombre de pages et qui écrit les textes. Une simple remise en état, elle, coûte 690 francs chez nous. La vraie question n’est donc pas le prix de la refonte, c’est de savoir si vous en avez besoin.
Mon site a huit ans. Faut-il forcément le refaire ?
Non. L’âge d’un site ne dit rien de sa valeur. Ce qui compte, c’est s’il s’affiche correctement sur un téléphone, s’il se charge vite, et si Google affiche votre métier et votre région sous votre nom. Un site de 2018 qui coche ces trois cases vaut mieux qu’un site neuf qui n’en coche aucune.
Est-ce que je perds mon référencement si je refais mon site ?
Vous pouvez, et c’est le risque principal d’une refonte mal faite. Si les adresses de vos pages changent sans redirection, tout ce que Google avait retenu est perdu. Demandez explicitement à votre prestataire ce qu’il prévoit pour les anciennes adresses. Si la question le surprend, changez de prestataire.
Puis-je garder mon nom de domaine ?
Oui, et vous devez le garder. Le domaine est ce que vous possédez de plus précieux dans cette histoire : il porte votre ancienneté et vos liens. Vérifiez seulement qu’il est enregistré à votre nom et pas à celui de votre ancien prestataire. C’est plus fréquent qu’on ne croit.
Et si mon prestataire ne répond plus ?
Ça arrive, et nous l’avons vu de près : dans notre relevé de vingt-huit entreprises vaudoises, deux avaient une adresse de site qui ne s’ouvrait plus, et une chargeait encore une image depuis le serveur d’une agence disparue. On peut presque toujours reprendre la main, à condition d’avoir accès au domaine. C’est le premier point à vérifier.
Vous ne savez pas dans quel cas vous êtes ?
Donnez-nous l’adresse de votre site. Nous faisons les cinq vérifications ci-dessus et nous vous disons franchement s’il faut réparer, refaire, ou ne rien toucher. C’est gratuit, et « ne rien toucher » est une réponse que nous donnons régulièrement.