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Étude à données propres · relevé du 25 août 2026

Les sites des artisans vaudois, un par un

Nous avons ouvert le site de vingt-huit entreprises artisanales des districts de Morges, de Nyon et de la Broye. Pas une lecture rapide : le code de réponse, le titre affiché par Google, la description, le poids des images, l’état du domaine. Voici ce que nous avons trouvé.

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Une seule de ces vingt-huit entreprises a un site auquel nous n’avons rien trouvé à reprocher.

Le relevé complet

Onze plus huit plus cinq plus deux plus un plus un font vingt-huit. Chaque entreprise n’est comptée qu’une fois, dans la catégorie de son défaut le plus grave.

Ce qui nous a le plus surpris

Ce n’est pas le nombre d’entreprises sans site. Onze sur vingt-huit, c’est beaucoup, mais ces entreprises-là le savent et l’assument.

Le vrai problème est ailleurs : ce sont les entreprises qui ont payé pour un site et qui ne le savent pas invisible. Cinq d’entre elles apparaissent dans Google sous leur seule raison sociale, avec une ligne vide en dessous. Le client qui compare trois artisans voit deux lignes qui expliquent le métier et la région, et une troisième qui ne dit rien. Il clique sur les deux premières.

Deux autres ont, dans l’annuaire, une adresse de site qui ne s’ouvre plus du tout. Personne ne les avait prévenues. Elles paient probablement encore un hébergement pour une page d’erreur.

Quelques exemples, sans les nommer

Pourquoi nous avons fait ce relevé

Autant le dire franchement : pour trouver des clients. Nous sommes une équipe de trois personnes qui démarre, et nous cherchions à qui écrire. Plutôt que d’envoyer le même message à tout le monde, nous avons regardé chaque site et mesuré ce qui n’allait pas.

Nous avons écrit à une partie d’entre elles, en donnant la correction dans le message plutôt qu’en proposant de la vendre. La plupart n’ont pas répondu. C’est leur droit, et ça ne change rien à ce que le relevé montre.

Nous publions les chiffres parce qu’ils disent quelque chose de vrai sur le canton, et parce qu’aucun de nos concurrents ne s’est donné la peine d’aller regarder.

La méthode, si vous voulez la refaire

Tout est vérifiable avec des outils gratuits, et ça vaut la peine de le faire sur votre propre entreprise.

  1. Tapez le nom de votre entreprise dans Google et lisez la ligne grise sous votre titre. Si elle est vide ou coupée, c’est votre vitrine qui est vide.
  2. Ouvrez votre site sur un téléphone en 4G, pas en wifi. Comptez les secondes avant de voir votre première photo.
  3. Cliquez droit sur vos images, regardez leur nom. S’il commence par WhatsApp, IMG ou snip, elles n’ont jamais été préparées pour le web.
  4. Cherchez si une ancienne adresse de votre entreprise traîne encore quelque part, dans un annuaire ou sur une vieille fiche.
  5. Vérifiez votre fiche Google depuis le téléphone de quelqu’un qui n’est pas connecté à votre compte.

Questions sur ce relevé

Comment les vingt-huit entreprises ont-elles été choisies ?

Nous cherchions des clients. Nous avons pris les entreprises artisanales des districts de Morges, de Nyon et de la Broye listées dans les annuaires suisses, dans les métiers du bâtiment et de l’extérieur : maçonnerie, toiture, carrelage, menuiserie, paysagisme, sanitaire, terrassement. Ce n’est pas un échantillon statistique, c’est un relevé exhaustif sur une zone et des métiers donnés.

Pourquoi ne nommez-vous personne ?

Parce que pointer publiquement le défaut du site d’un artisan nommé serait du dénigrement, et parce que ces entreprises ne nous ont rien demandé. Nous avons écrit à certaines d’entre elles en privé, avec la correction toute faite. Plusieurs n’ont pas répondu, ce qui est leur droit.

Un artisan a-t-il vraiment besoin d’un site ?

Pas toujours, et nous ne dirons pas le contraire pour vendre. Si votre carnet est plein pour huit mois grâce au bouche à oreille, un site ne changera pas grand-chose à court terme. Il devient utile quand les nouveaux arrivants de votre commune vous cherchent en ligne, et ils sont de plus en plus nombreux. Commencez par la fiche Google, qui est gratuite.

Ces chiffres sont-ils encore valables ?

Ils datent du 25 août 2026 et ils bougeront. Une entreprise du relevé peut très bien avoir remis son site en état depuis. Nous referons le relevé et nous mettrons cette page à jour, en gardant les anciens chiffres pour qu’on puisse comparer.

Vous voulez savoir ce que donne le vôtre ?

Dites-nous le nom de votre entreprise. Nous faisons le même relevé sur votre site et nous vous envoyons ce que nous trouvons, y compris si la réponse est qu’il n’y a rien à corriger. C’est gratuit et sans suite obligatoire.